Mesdames et Messieurs ;

Je tiens tout d’abord à vous faire part des salutations de Monsieur le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales qui tient à saluer les efforts déployés par l’ensemble des cadres de l’Administration Territoriale et à travers eux l’ensemble des des personnels de l’Administration Locale, les incitant à plus d’effort et de persévérance dans une conjoncture particulière exigeant la mobilisation et l’engagement de toutes les forces vives de la société.

A l’approche des élections législatives du 10 mai 2012, une mise au point s’avère nécessaire pour rappeler les lignes directrices devant guider les services administratifs relevant du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales dans le cadre de la préparation et de déroulement des prochaines élections législatives et apporter un éclairage sur la nouvelle perspective dans laquelle ses élections s’inscrivent.

En effet, les prochaines élections législatives revêtent une importance particulière et marquent un tournant décisif et une mutation politique importante dans le sens de l’approfondissant du processus démocratique, le propulsant vers d’autres perspectives politiques prometteuses. Cette importance particulière est justifiée par un certain nombre de considérations.

-          Premièrement : Il ne s’agit pas d’un simple renouvellement de l’Assemblée Populaire Nationale, mais plutôt d’une opération qui intervient comme étant la première expression électorale des réformes politiques décidées par Son Excellence, Monsieur le Président de la République suite à son discours à la Nation du 15 avril 2011.

Il s’agit d’une consultation appelée à s’inscrire dans une orientation politique tendant vers l’ouverture politique, le respect du choix souverain du peuple, l’ancrage des principes d’alternance démocratique et de représentativité populaire et la réhabilitation de l’Etat de Droit seul garant d’une légitimité populaire et d’une relation de confiance bien assise entre le peuple et les structures administratives et élues de l’Etat.

 

-          Deuxièmement : Il est question du premier rendez vous électoral qui intervient juste après la promulgation d’un nouveau code électoral. Ce dernier, a apporté plusieurs améliorations de qualité dans l’optique de :

o    Une plus grande transparence dans la préparation et le déroulement des opérations électorales ;

o    Une neutralité totale de l’Administration et des personnels chargés de l’encadrement des opérations de vote ;

o    Plus de garanties données aux acteurs politiques pour un scrutin démocratique ;

o    Un contrôle plus soutenu des opérations de vote de la part de l’autorité judiciaire et des représentants de la classe politique.

Ce qui constituera un premier test de la capacité de nos effectifs à s’adapter avec ses nouvelles dispositions et les traduire fidèlement sur le terrain conformément à l’esprit et aux objectifs des réformes politiques de Son Excellence, Monsieur le Président de la République ;

-          Troisièmement : Il s’agira de l’élection d’une Assemblée Populaire Nationale qui aura la lourde charge d’effectuer une révision de la Constitution, ce qui implique l’engagement de tous les intervenants et partenaires pour l’élection d’une assemblée représentative, puissante et de qualité en mesure de réaliser les objectifs qui lui sont assignés.

-          Quatrièmement : cette échéance électorale constitue l’occasion d’un changement qualitatif et profond dans la portée de la participation électorale et de l’ouverture politique.

Son Excellence, Monsieur le Président de la République a appelé dans son discours à Arzew, du 23 février 2012, donné à l’occasion du double anniversaire de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures, à une mobilisation générale pou une participation massive aux élections et exhortant les partis politiques à proposer des programmes utiles et des candidats compétents et crédibles, favorisant le rajeunissement de l’élite politique et le renforcement du rôle de la femme dans la vie politique du pays.

Dans cette perspective, il est exigé un engagement total de la part des structures administratives locales pour la réalisation effective de cette orientation politique, à laquelle nous adhérons pleinement et adoptons comme feuille de route principale.

Mesdames et Messieurs ;

En vue de situer ces élections dans leur contexte, il convient de faire un retour à un passé récent ou le pays affrontait plusieurs défis majeurs à savoir :

-          Le défi sécuritaire qui consistait à l’instauration de la paix et de la sécurité, suite à une machination criminelle mise en œuvre et coordonnée pour déstabiliser le pays ;

-          Le défi économique qui consistait à faire sortir le pays d’une situation de surendettement et d’un ralentissement de tous les segments de l’activité économique, ainsi que le nécessaire rattrapage des déficits enregistrés en équipements publics et socio économiques.

Devant cet état de fait, l’Administration Algérienne était dans le devoir d’être à l’avant garde au côté des différents corps de sécurité et des forces vives de notre pays, levant ses défis avec mérite.

Les réformes engagées pour faire face à ces défis ne sont pas des actes isolés, mais font partie d’un processus qui est intervenu pour prendre en charge la situation qui prévalait dans le pays et approfondir le processus démocratique.

En effet, le programme de Son Excellence, Monsieur le Président de la République s’articule sur quatre (04) axes principaux :

-          La réconciliation Nationale : pour la préservation et la consolidation des acquis du processus de rétablissement de la paix et de la sécurité ;

-          La conduite du développement économique et social, pour rattraper les retards accusés et repositionner l’Algérie dans sa place naturelle dans le concert des nations ;

-          L’approfondissement du processus de démocratisation et de l’ouverture politique en favorisant la participation citoyenne dans l’élaboration des politiques publiques, leur exécution et évaluation.

-          Le retour de l’Algérie dans le concert des nations, grâce à une diplomatie forte.

C’est dans ce cadre qu’il a été procédé à :

-          la consolidation de la paix et de la sécurité grâce à la politique de réconciliation nationale, largement adoptée par le peuple ;

-          la mise en œuvre de trois (03) plans pluriannuels de développement ayant bouleversé le paysage économique national, impulsant une dynamique sans précédent dans tous les segments de l’activité économique, permettant ainsi :

o    le rattrapage de nombreux retards et déficits enregistrés dans les infrastructures socio économiques ;

o    la relance de l’investissement économique et la création d’un nombre important d’entreprises économiques ;

o    l’absorption du chômage et la diminution du taux de chômage à un niveau bas avoisinant les 11%.

Dans ce cadre, il convient de rappeler que l’Etat a mobilisé durant la période 1999-2009 environ 19.646 Milliards DA (246 Milliards$) et un autre programme quinquennal,  en cours de réalisation au titre de la période 2010-2014, pour un montant global de 21.214 Milliards DA (291 Milliards$).

En couronnement à tous ces efforts, il a été procédé à la mise en œuvre de grands chantiers de réformes politiques décidés par Son Excellence, Monsieur le Président de la République, conçus selon une méthode participative visant l’approfondissement du processus démocratique qui constitue en fait un autre pilier des réformes engagées par Monsieur le Président dans le cadre de son programme.

Mesdames et Messieurs ;

Tout au long de ces derniers mois, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales s’est attelé à concrétiser les nombreuses actions qui lui ont été assignées dans le cadre de la mise en œuvre des chantiers de réformes politiques engagés, dans les délais impartis, conformément aux directives données et selon la méthodologie arrêtée.

Une mobilisation totale a été observée pour élaborer et faire approuver cinq (05) lois, que l’on peut qualifier de lois cadres qui constituent l’essentiel des réformes politiques et institutionnelles engagées jusqu’à présent.

S’agissant des Lois relatives à la Commune et à la Wilaya :

Les principes d’une décentralisation et d’une déconcentration plus poussées ainsi que celui d’une démocratie participative effective et institutionnalisée, ont été les éléments clefs de la réforme de la relation entre l’Etat et les collectivités locales, favorisant ainsi : davantage d’attributions et de responsabilités au niveau local et plus de transparence et de clarté dans la relation entre l’administration et les instances élues. En somme, mettre la déconcentration au service de la décentralisation.

Pour ce qui est de la Loi relative aux associations :

Il a été opté pour une approche participative par essence en adoptant les principes de l’ouverture et de la proximité dans la création et l’organisation du mouvement associatif, lui permettant une mobilisation autour d’objectifs d’utilité publique et d’intérêt général.

Cette politique a pour objectif une meilleure organisation de la société et la création des conditions nécessaires pour une société civile entreprenante et active en mesure d’accompagner l’effort des pouvoir publics en matière de développement socio-économique, ce qui répond parfaitement aux résultats des concertations menées par le CNES avec les représentants de la société civile.

S’agissant de la Loi relative aux partis politiques :

Elle constitue l’expression de la volonté de Son Excellence, Monsieur le Président de la République et son aspiration à une représentativité plus large de la société politique et une représentation politique plus fidèle des courants politiques au sein des instances élues, excluant ainsi toute exclusion politique et luttant contre toute forme d’hégémonie politique.

A ce titre, l’élargissement de l’éventail du multipartisme avec l’agrément de 21 nouveaux partis jusqu’à présent et l’opération se poursuit, il est clair qu’une volonté politique d’un paysage politique plus diversifié est clairement affichée et qu’il est attendu un renforcement et un renouvellement des élites politiques aussi bien au niveau national que local, drainant ainsi de nouvelles compétences dans la sphère politique pour une participation citoyenne plus efficace et une représentation fidèle des aspirations et attentes du peuple.

Ainsi, il s’agit d’une volonté partagée par nous tous et il appartient à tout un chacun de la respecter et la faire aboutir à ses objectifs.

Pour ce qui est de la Loi organique fixant les modalités augmentant les chances d’accès de la femme à la représentation dans les Assemblées élues :

Il s’agit d’une innovation politique judicieuse de l’Algérie de 2012 qui réhabilite la femme dans son rôle politique et lui assure une représentation plus large au sein des Assemblées élues, ce qui impliquera à terme une participation plus active de cette frange de la société au sein des partis politiques qui sont astreints désormais à favoriser le rôle de la femme pour pouvoir aspirer à une représentation plus large au sein des instances élues.

Effectivement, c’est une autre forme de lutte contre l’exclusion et une entrée en force du principe de la parité politique et de l’approche genre dans la vie politique nationale qu’il y a lieu de valoriser et d’entretenir.

Par ailleurs, d’autres actions ont été réalisées dans le cadre des réformes engagées, notamment :

La loi sur l’information et la communication :

Qui a rendu effective l’ouverture du champ médiatique aussi bien pour la presse écrite qu’audiovisuelle. Ce choix exprime une volonté politique réelle de garantir plus de liberté dans l’expression et une diversité dans les programmes et les opinions, et ce, dans l’espoir de voire naitre de nouvelles valeurs de cohabitation et de respect mutuel des opinions et des volontés des uns et des autres, dans un climat serein et responsable.

 

Enfin, il a été procédé à la promulgation d’une nouvelle loi électorale :

Qui consacre avec plus de vigueur et de clarté la neutralité et la transparence et prévoit à cet effet un train de mesures et de dispositions législatives tendant vers :

Au plan de la neutralité :

-          Une responsabilisation des intervenants dans les opérations électorales et pénalisant tous les actes pouvant entacher la régularité de ces opérations ;

Au plan de la Transparence :

-          La mise en œuvre d’un nombre important de garanties au plan des procédures et moyens mis en œuvre pour assurer la transparence des opérations et faire respecter le choix du peuple ;

Au plan des Garanties, des organes et des mécanismes de contrôle :

-          Le renforcement des moyens et organes de contrôle à tous les niveaux avec des prérogatives larges légalement dévolues aussi bien à l’autorité judiciaire pour la supervision des opérations électorales ou aux représentants des candidats pour la surveillance des élections.

Ainsi, il est évident que tous les regards soient aujourd’hui orientés vers ce rendez vous politique décisif, qu’il y a lieu de réussir dans le strict respect de la nouvelle législation, en matière de transparence, de neutralité, de facilitation des procédures, d’élargissement de la représentation et l’augmentation du nombre de sièges, des garanties, organes et mécanismes de contrôle.

Au plan de la Transparence :

Conformément aux directives de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, toutes les précautions et mesures sont à prendre pour assurer la transparence des opérations électorales, en application des Lois et Règlements.

A ce titre, le nouveau code électoral a prévu de nombreuses mesures la garantissant, notamment :

-          Les procédures d’établissement, de transmission, de conservation et de remise des procès verbaux de dépouillement ont été davantage détaillées dans la nouvelle loi électorale en :

o    portant le nombre de procès verbaux devant être établis à trois (03) au lieu de deux (02) ;

o    Exigeant la remise de copies des procès verbaux de dépouillement certifiés conformes aux représentants des candidats, séance tenante.

o    Notifiant une copie des procès verbaux de dépouillement certifiés conformes à l’original aux commissions de surveillance des élections.

o    prévoyant la proclamation des résultats en public par le président du bureau de vote ;

o    désignant avec précision la destination de chaque procès verbal et les documents qui y sont annexés ;

-          Le principe de remise des listes électorales assainies aux représentants de partis politiques participant aux élections et aux représentants de candidats libres ;

-          La garantie du droit de recours sur les différentes décisions prises dans le cadre des opérations électorales et la clarification des délais de leur traitement et des parties habilitées à statuer sur les demandes introduites ;

-          La clarification des modalités d’ordonnancement des bulletins de vote, dans la perspective de faciliter l’acte de vote à l’électeur et lui permettre de faire son choix sans difficulté ;

-          En gage de transparence et de garantie des droits des candidats, les bulletins de vote seront conservés jusqu’à la proclamation définitive des résultats et l’expiration des délais de recours ;

-          En vue de remédier à certains dépassements constatés dans le recueillement des signatures auprès des électeurs, la nouvelle loi a prévu la légalisation des signatures par un officier public et le renseignement du numéro d’inscription du signataire sur la liste des signatures ;

-          Le réaménagement du régime pénal applicable aux consultations  électorales qui a été détaillé davantage à travers 27 articles consacrés entièrement à la protection des opérations de vote contre toute tentative de fraude ou de dépassement, de la part des différents intervenants, ce qui constitue en soit une garantie réelle de transparence.

Par ailleurs, d’autres mesures ont été prévues notamment, l’utilisation d’urnes transparentes et des encres indélébiles pour l’apposition des empreintes digitales sur les listes d’émargement, afin de permettre une meilleure traçabilité de l’acte de vote.

Au plan de la neutralité :

Les responsabilités de chaque intervenant dans le cadre des opérations électorales étant bien définies dans la nouvelle loi électorale, il est nécessaire de veiller à ce qu’une neutralité totale soit observée par les agents et cadres en charge de l’encadrement des opérations électorales.

Il ne s’agit pas d’une neutralité passive ni excessive, mais plutôt une neutralité vigilante et consciente des enjeux qui entoure les opérations électorales et qui n’obéit qu’à la loi et tout manquement entrainera la mise en œuvre des sanctions légales prévues dans la loi notamment les dispositions pénales y afférentes.

Les agents en charge de l’encadrement des opérations électorales sont tenus juridiquement responsables de toute atteinte à ce principe de base qui constitue, faut-il le rappeler, l’une des directives présidentielles essentielles données par Son Excellence, lors de son discours d’Arzew donné le 23 février 2012 à l’occasion de la célébration du double anniversaire de l’UGTA et de la nationalisation des Hydrocarbures.

A ce titre, il est attendu à ce que le comportement des effectifs en charge de l’encadrement des centres et bureaux de vote soit exemplaire, impartiale et conforme au dessus de tout reproche. Il est strictement interdit de :

-          utiliser des biens, des moyens de l’Administration ou des biens publics au profit d’un parti politique ou un candidat ou liste de candidats, est interdite ;

-          utiliser les lieux de culte, des institutions et administrations publiques, et tout établissement d’éducation, d’enseignement ou de formation à des fins électorales (notamment la collecte des signatures des électeurs),

-          Utiliser les biens et moyens de l’administration ou les biens publics au profit d’un parti politique, d’un candidat ou d’une liste de candidats ;

-          tout geste, attitude, action ou autres comportements de nature à entacher la régularité et la crédibilité des élections sont également interdits ;

Par ailleurs, il ya lieu de veiller à :

-          l’observation d’une stricte neutralité vis-à-vis des candidats et des partis politiques de la part des personnels d’encadrement ;

-          le respect du régime des incompatibilités, notamment par Les Walis, les Secrétaires Généraux de Wilayas, les membres des Conseils Exécutifs de Wilayas et les Secrétaires Généraux des Communes tel que précisé par la loi ;

-          la sélection des personnels d’encadrement n’ayant pas de liens de parenté avec les candidats au quatrième degré ;

Afin d’assurer au citoyen l’exercice de son droit de vote dans le calme et la sérénité loin de toute pression ou manipulation, il convient de mettre en œuvre les dispositions légales prévues pour la protection des centres et bureaux de vote contre les tentative de perturbation et de manipulation.

-          Le président du bureau de vote dispose désormais de tous les outils légaux qui lui permettent d’agir promptement pour une conduite et une gestion convenable des opérations de vote. Il dispose à cet effet :

o    Du pouvoir de police à l’intérieur de la salle du scrutin ;

o    Du pouvoir de réquisition d’éléments d’ordre public pour le maintien de l’ordre public ;

o    De consigner les perturbations éventuellement enregistrées dans un procès verbal annexé au procès verbal de dépouillement ;

o    Les mesures garantissant l’inviolabilité des urnes de bureaux de vote itinérants sont prises par les présidents des bureaux de vote concernés.

o     

Au plan de la facilitation des procédures et des opérations de vote :

S’agissant de la facilitation des procédures liées à l’exercice du droit de vote, de nouvelles facilitations ont été mises en œuvre dans ce cadre, notamment :

-          L’autorisation du vote au citoyen inscrit sur la liste électorale pour peu qu’il présente un document officiel prouvant son identité ;

-          La possibilité de vote par procuration donnée aux universitaires étudiants en dehors de leur wilaya d’origine et qui n’était pas prévue dans l’ancien cadre législatif ;

-          La mise en œuvre d’une attestation de parrainage pour les candidats de partis politiques au titre des élections des membres du conseil de la Nation, afin de contribuer à plus de stabilité politique au sein des instances élues ;

Au plan des l’élargissement de la représentation et de l’augmentation du nombre sièges :

Soucieux d’une plus grande représentativité et prenant en considération l’importance des missions dévolues aux assemblées élues au niveau national et local, plusieurs aménagements juridiques ont été apportés au régime des candidatures et de répartition des sièges au titre des différentes élections notamment :

-          Le renforcement de la représentation de la femme au sein des assemblées élues en exigeant sa représentation dans les listes de candidature et la favorisant lors de la répartition des sièges à des taux variant de 30 à 50% du nombres de sièges.

-          L’encouragement du rajeunissement des assemblées élues, notamment au niveau des APC  et APW, en favorisant la liste ayant une moyenne d’âge la plus jeune dans la répartition des sièges en cas d’égalité des suffrages obtenus et la revue en baisse de la condition d’âge pour la candidature aux différentes fonctions électives (25 ans pour les APC, APW et APN et 35 ans pour le Conseil de la Nation)  ;

-          L’augmentation du nombre de sièges dans les Assemblées élues au niveau communal  ainsi qu’au niveau de l’Assemblée Populaire Nationale

o    APC : variant de 13 à 43 membres au lieu de 07 à 33 membres ;

o    APN : portant le nombre de siège à 462 sièges.

Au plan des Garanties, des organes et des mécanismes de contrôle :

Par souci de transparence en vue de renforcer la composition des commissions électorales, la nouvelle loi électorale a consacré une grande partie aux garanties de la régularité des opérations électorales, ainsi qu’aux organes de contrôle et de surveillance.

Le principe ainsi retenu est de renforcer le contrôle en confiant cette mission principalement à l’autorité judiciaire qui supervisera désormais les opérations électorales du début jusqu’à la fin.

Par ailleurs, plus de précisions et d’avantages de facilités et de pouvoirs ont été conférés à la commission de surveillance des élections qui dispose désormais de tout les moyens juridiques, logistiques et financiers susceptibles de lui permettre de mettre en œuvre ses plans d’actions au niveau national et local et s’assurer de la régularité de toutes les opérations liées au vote.

Par conséquent ces deux organes constitueront les deux socles fondamentaux garantissant la transparence des élections et la neutralité des agents en charge de l’encadrement des opérations électorales. Dans ce cadre la nouvelle loi électorale, en plus des garanties déjà en vigueur, prévoit :

-          La désignation d’un juge à la tête de la commission électorale communale.

-          La commission électorale de wilaya est désormais composée de trois magistrats ;

-          La création d’une commission nationale de supervision des élections, composée exclusivement de magistrats et disposant de démembrements au niveau des Wilayas et des Communes.

Des prérogatives larges sont confiées à cette commission qui supervisera les opérations électorales du dépôt des candidatures jusqu’à la fin de l’opération électorale.

-          Par souci de transparence, des réaménagements profonds ont été introduit en ce qui concerne le fonctionnement de la commission nationale de surveillance des élections et ses démembrements au niveau local, notamment :

o    Elle dispose d’un budget de fonctionnement qui lui permet de réaliser les programmes qu’elle trace librement ;

o    Elle bénéficie de l’appui logistique des autorités publiques dans l’accomplissement de ses missions.

o    Elle délibère sur la répartition entre les candidats de l’égal accès aux médias publics ;

o    Dispose des facilitations nécessaires lui permettant d’assurer la surveillance et le contrôle de l’intégralité des opérations électorales ;

o    Les missions de surveillance et de contrôle ont été étendues au contrôle de la neutralité des agents en charge des opérations électorales ;

o    Bénéficie de la remise des copies des listes électorales et les listes des personnels d’encadrement pour contrôle ;

o    Lui conférant la répartition des salles de réunions publiques et les sites d’affichage pour les besoins de la campagne électorale ;

o    Lui conférant la faculté de saisir les institutions officielles en charge des opérations électorales concernant toute carence, insuffisance ou abus constatés et les instances officielles ont la charge d’agir à ce titre avec diligence et en tenir la commission informée ;

Mesdames et Messieurs ;

De ce qui précède, il convient de conclure que l’Administration n’est plus l’unique intervenant dans la conduite des opérations électorales et cette nouvelle donne doit être définitivement prise en compte par tous les responsables en charge de l’encadrement des opérations électorales, la mission des structures administratives est clairement identifiée elle concernera d’encadrement et l’accompagnement des opérations de électorales en vue d’assurer leur bon déroulement, dans le strict respect de la législation et de la réglementation en vigueur.

Il est ainsi exigé à ces structures le respect des règles de transparence et l’observation avec rigueur de la neutralité totale et la collaboration efficace avec les différents intervenants pour réussir ce rendez vous politique décisif, les partis politiques, les candidats et leurs représentants, l’autorité judiciaire, la presse qui auront tous l’occasion d’apprécier l’organisation et le déroulement de cette consultation et la régularité de ses opérations.

Par ailleurs, il est attendu une participation importante d’observateurs internationaux dont le nombre avoisinerait les 500 observateurs et qui ne manqueront pas de suivre avec intérêt le déroulement de ce scrutin.

Les élections législatives du 10 mai 2012 concerneront un corps électoral de 21.583.752 électeurs, il a été procédé au retrait de 2060 dossiers de candidature et 44 dossiers ont déjà été déposés dont 11 concernant des partis nouvellement agréés et l’opération se poursuit. 2172 salles fermées, 1040 stades et 1134 places publiques ont été également recensés pour leur utilisation éventuelle par les candidats dans le cadre de la campagne électorale.

Aussi, il est attendu une mobilisation totale, un sens d’engagement et de responsabilité à faire observer à tous les niveaux, pour assurer la réussite des élections législatives et faire preuve de professionnalisme et de vigilance pour faire respecter la volonté souveraine du peuple et mettre l’Algérie à l’abri de toute manipulation.

Mesdames et Messieurs les cadres de l’Administration Territoriale ;

L’Administration Algérienne a évolué avec l’évolution de la société et à toujours été au cœur de l’évolution de celle-ci. Elle a pris le destin du pays en mains à la veille de l’indépendance grâce à des Officiers de l’Armée de Libération Nationale qui ont pris sur eux la mission de mise en place des institutions étatiques et la mise en œuvre des outils de gouvernance du pays.

Cette même Administration a également été celle des nationalistes bâtisseurs qui ont conduit l’évolution économique et sociale du pays et ont accompagné son épanouissement et son développement humain.

Ensuite compte tenu de l’expérience douloureuse vécue durant les années quatre vingt dix, Elle est devenu une Administration de patriotes qui n’ont pas hésité à sacrifier tous ce qui leur est chère pour assurer la continuité de l’Etat et défendre les symboles et acquis de l’Algérie indépendante.

Aujourd’hui il s’agit d’une Administration responsable qui est appelé à s’inscrire pleinement dans le cadre de l’approfondissement du processus démocratique et l’affermissement de l’Etat de Droit. Les élections législatives constituent en fait, une occasion idoine pour donner un sens à l’acte de vote et consolider davantage les fondements de l’expérience démocratique Algérienne.

La responsabilité est basée sur l’obligation de transparence et le devoir de neutralité et l’Administration étant fidèle à son rôle de moteur de l’évolution socio-économique et du développement humain est appelée à assumer ces rôles en toute responsabilité et entend faire respecter la volonté du peuple et lui permettre d’opérer ses choix en toute quiétude, sérénité et liberté.

En effet, il est question aujourd’hui d’approfondir le processus démocratique, affermir l’Etat de Droit, garantir l’exercice des libertés individuelles et collectives, assurer le droit à la création d’associations ou de partis politiques ; qui faut il le rappeler, constituent les fondamentaux du programme de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, en complément à la réconciliation Nationale, au développement socio-économique, au recouvrement de la sécurité et de la paix et au retour de l’Algérie au concert des Nations avec une diplomatie forte grâce à une expérience démocratique riche et fructueuse, capitalisée durant ces cinquante années d’indépendance.

Aussi il vous est demandé de faire à ce que ce rendez vous électoral soit un message à donner au monde entier, sur la capacité du peuple et de l’Etat Algérien à approfondir le processus démocratique dans la solidarité et la fraternité, en totale synergie avec les principes de la Révolution Algérienne.

Œuvrez  à ce que ce soit aussi, une fête démocratique qui récompensera les sacrifices très lourds consentis par le peuple et l’Administration Algérienne pour que l’Algérie demeure un  état républicain libre, unitaire et indépendant.

 

Je vous remercie de votre attention